Le ministre de l’Économie, François Baroin, a confirmé vendredi soir sur France 2 que Standard & Poor’s allait dégrader la note de la France d’un cran. L’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg ont indiqué être épargnés.

Le ministre de l’Économie, François Baroin, a confirmé vendredi soir que la France a perdu son triple A. La note de la dette de la France a été abaissée d’un cran, à AA+. «Ce n’est pas une bonne nouvelle mais ce n’est pas une catastrophe», a affirmé le ministre de l’Économie, sur France 2. «Ce ne sont pas les agences de notation qui dictent la politique de la France». François Baroin a également confirmé que le gouvernement ne présentera pas de troisième plan de rigueur, «car ce n’est pas une question de rigueur budgétaire». Le premier ministre, François Fillon, tiendra, quant à lui, un point presse samedi à 10h30.

L’euro au plus bas depuis un an et demi

Même si l’information n’a pas encore fait l’objet d’un communiqué officiel de Standard and Poor’s l’annonce était attendue. La Bourse de Paris a limité la casse, ne perdant «que» 0,11% à 3196,49 points. Vers 20h20, Wall Street restait également insensible à cette dégradation. Le Dow Jones perdait 0,77% à 12.375,28 points et le Nasdaq Composite reculait de 0,78% à 2703,56 points. De son côté, l’euro s’établissait à 1,2669 dollar.

Selon une source européenne plusieurs pays de la zone euro vont être dégradés de façon imminente par Standard & Poor’s, comme l’Autriche qui devrait également perdre son AAA. L’Allemagne, en revanche, comme les Pays-Bas, la Finlande et le Luxembourg, devraient être épargnés. Il ne resterait donc plus que quatre pays de la zone euro qui conserveraient leur triple A.

Le 6 décembre dernier, Standard & Poor’s avait averti 15 des 17 pays de la zone euro qu’elle envisageait de dégrader leur note. La France était menacée d’être rétrogradée d’un ou deux crans.

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La France « fera » la taxe financière, seule ou avec ses partenaires de l’UE

PARIS — La France a réaffirmé mardi qu’elle « fera » la taxe sur les transactions financières, de préférence à l’échelle européenne, mais seule si elle ne parvenait pas à surmonter le scepticisme de ses partenaires de l’UE.

« A l’évidence, la France doit le faire avec les autres. Mais si la France attend que les autres se décident pour taxer la finance, la finance ne sera jamais taxée », a de nouveau insisté le président Nicolas Sarkozy depuis Mulhouse, où il présentait ses voeux à « la France solidaire ».

« La France ne se contentera pas d’en parler, elle le fera », a-t-il répété.

Le chef de l’Etat s’exprimait au lendemain d’un sommet franco-allemand qui avait vu la chancelière Angel Merkel l’assurer de sa volonté « personnelle » de taxer les transactions financières, mais reconnaître l’absence de « consensus » sur cette question au sein de son gouvernement.

Membre de sa coalition, le petit parti libéral (FDP) a encore rejeté mardi l’idée d’une taxe limitée à la seule zone euro, évoquée par la chancelière.

« La France sera le premier pays, cette année, à mettre en oeuvre la taxe sur les transactions financières », a assuré le ministre de l’Economie, François Baroin, devant l’Assemblée nationale.

Candidat du PS à l’Elysée, François Hollande s’est de nouveau dit favorable au principe de cette taxe mais attend d’en connaître « le taux et les modalités » avant de décider de la voter à l’Assemblée.

M. Baroin a rappelé qu’il se rendrait jeudi à Berlin pour discuter avec son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, « des modalités pratiques de la coopération franco-allemande », ses « objectif et calendrier ».

Pour lui, le système financier doit « réparer les dommages qu’il a lui-même causés avec le développement d’une industrie financière qui s’est emballée ».

« Poste avancé »

Le ministre a fait un parallèle avec le « succès » de la « taxe de solidarité sur les billets d’avions, voulue par Jacques Chirac, et qui concoure depuis quelques années à l’achat de médicaments contre le sida ou le paludisme destinés aux pays pauvres.

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Nouvelle hausse du coût du crédit immobilier

Nouvelle hausse du coût du crédit immobilier

Les taux ont augmenté de 7 points en moyenne en décembre, à 3,93 % et la durée des emprunts s’est réduite à 209 mois.

Après l’accalmie, le coût du crédit immobilier grimpe à nouveau. Les taux ont augmenté de 7 points en décembre à 3,93 % en moyenne, et 3,97 % pour l’acquisition de logements anciens, selon l’Observatoire CSA Crédit Logement, l’organisme de caution des banques. Ils retrouvent ainsi le niveau atteint entre juillet et septembre, avant le recul d’octobre.

Cette hausse des taux s’accompagne d’une réduction des durées d’emprunt, à 209 mois, soit le niveau de l’été 2010. Contraintes par la hausse de leur coût d’emprunt surtout à long terme, certaines banques ont commencé a augmenter le coût des crédits à plus de vingt ans. Les opérations se recentrent mécaniquement sur les emprunteurs les plus solvables. L’indicateur de solvabilité de la demande a ainsi retrouvé ses niveaux élevés du début de l’année 2009. La progression de l’apport personnel a quasiment doublé en 2011, passant de +6,1 % en 2010 à +11,8 % l’an dernier.

A.DR.

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Les taux d’emprunt italiens à six mois divisés par deux

Les bonnes nouvelles sont rares en cette fin d’année pour les pays de la zone euro. Mais, alors que les observateurs redoutaient une nouvelle poussée de fièvre des taux d’emprunt italiens, ceux-ci ont très fortement baissé, mercredi 28 décembre, à 3,251 %, lors d’une émission obligataire attendue avec impatience par les marchés. A titre de comparaison, ces mêmes taux s’élevaient à 6,504 % lors d’une opération similaire menée le 25 novembre.

Le Trésor italien a émis pour 9 milliards d’euros de titres de la dette sur six mois, à un taux également plus bas que lors de la dernière émission similaire d’octobre, ce qui, pour les commentateurs, constituait une excellente nouvelle. Pour preuve, la Bourse de Milan progressait de 1,24 %, à 15 108 points, peu après l’annonce des résultats de cette émission.

 

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